Anatomie de l’amant de ma femme, Raphaël Rupert

Couverture du roman Anatomie de l'amant de femme. Skyline sur fond rose
Anatomie de l’amant de ma femme, Raphaël Rupert

« À trop fréquenter la littérature, il arrive qu’on tombe dedans. Lecteur invétéré, époux d’une écrivaine nantie d’un petit renom, architecte en rupture de plans, le héros de ce premier roman n’est pas avare de confidences sur son grand projet : écrire un livre, lui aussi.
Mais son écran d’ordinateur ne se remplit que d’images qui ralentissent son travail tout en accélérant son flux sanguin…Les affres de la création deviennent de terribles compagnons dont on se distrait d’un poignet actif.
Alors, le jour où par ennui ou par dépit, notre homme commet l’incorrection de parcourir le journal intime de sa femme, il en est puni par une découverte qui porte un nom : Léon, et par une révélation : c’est un amant hors normes.
Affolé, vexé mais stimulé, il se lance dans une enquête qui a tout d’une quête : pourquoi chez lui sexualité et littérature sont-elles autant liées ? Cet amateur de théories cocasses s’épanche et nous entraîne, l’air de rien, dans la dernière des grandes aventures : celle qui mène à soi. »

Anatomie de l’amant de ma femme, Raphaël Rupert aux éditions L’arbre vengeur, 2019

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  1. A-t-on besoin de la vulgarité pour être original, ou drôle, ou brillant ? Raphaël Ruppert aurait largement mérité ces trois qualificatifs. Mais je réponds non à la question !

  2. Je suis très dubitative. L’auteur écrit bien, mais le contenu du roman me laisse perplexe. L’auteur parle de sexe, mais surtout du sien, de son rapport avec lui, et tout est prétexte à en parler, sans révélation métaphysique. J’ai l’impression d’avoir lu un mauvais mélange de Houellebecq et Beigbeder, mais sans leur talent narratif. Ce roman n’était sans doute pas pour moi !

  3. Guillemette
    a posté

    Bof ! Les critiques se laissant abuser par le côté provocateur du roman crient au génie… je suis beaucoup plus sceptique. Certes l’auteur conte bien et a un talent certain pour mettre en relation d’une drôle de façon la littérature ou la philosophie et la réalité beaucoup plus pragmatique des relations sexuelles. Mais voilà une fois le livre fermé, il ne m’en reste pas grand-chose…

  4. Sur l’éternel sujet de l’écrivain en mal d’écrire, Raphaël Rupert propose un point de départ plus qu’original : un architecte, face à son premier roman, puise l’inspiration dans le porno sur internet pour raconter la vie d’un nazi pétomane… Un jour, feuilletant, désœuvré, le journal intime de sa femme, l’auteur en herbe découvre qu’elle a un amant. Et sa vie part en vrille. Le ton de ce roman m’a rappelé l’humour anglais d’un Tom Sharpe ou d’un P.G. Wodehouse, avec certains passages vraiment hilarants. Mais pour moi, Raphaël Rupert ne tient pas la longueur, il cède à la facilité et s’essouffle en cours de route jusqu’à bâcler la fin, censée pourtant apporter une dimension un peu plus philosophique à son livre : la quête de soi à travers l’écriture qui mêle étroitement réalité et fiction. Et il gâche quelque peu un talent littéraire évident qui mérite mieux. Attendons le second roman ?

  5. Marie-Séverine
    a posté

    Tout est dit dans le titre ! L’auteur a cherché à écrire un livre provocateur (c’est réussi !) en utilisant un humour auquel je n’ai absolument pas adhéré. Il étale son érudition par maintes énumérations littéraires ou cinématographiques.
    Bref, malgré un récit parfaitement maîtrisé, ce roman ne m’a pas fait vibrer et les interrogations du personnage principal quant à la taille de son membre viril et son lien avec la création littéraire m’ont laissé de marbre.

  6. Un récit tonique, provoquant et parfois drôle ! Toutefois je ne vois pas bien le rapport entre sexualité et littérature que l’auteur développe tout au long de son roman??

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