Lâcher les chiens, Antonin Feurté

Depuis près de dix ans, Valère fait le sale boulot. Au chenil, il nettoie la merde des chiens sous la pression d’un patron intraitable. Ces derniers temps, il se sait menacé : la nuit, dans le village où il vit avec sa femme et son fils, des hommes armés patrouillent autour de sa maison. Pour protéger les siens, il s’équipe et s’entraîne. Jusqu’au jour où l’irréparable se produit. Alors, Valère prend la fuite avec pour seule boussole la carte dessinée par son père, un berger qui a quitté la montagne à regret. Au détour des sentes pastorales, un itinéraire mène à la terre promise. Là-bas, espère-t-il, une autre vie est possible.
Servi par une prose syncopée, ce premier roman librement inspiré de faits réels entraîne le lecteur dans une cavale haletante à travers les Pyrénées.

Lâcher les chiens est publié aux éditions Paulsen

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  1. Isabelle Galland
    dit :

    Un ouvrier de croquettes pour chien malmené par ses chefs, qui nourrit et nettoie les excréments des bêtes enfermées dans des cages. On y croit, on y est, à entendre les grognements des chiens, à sentir l’odeur pestilentielle de ces hangars. Cela aboutit au passage à l’acte inévitable du meurtre et du lâcher des chiens et la fuite dans la montagne où l’on découvre que la paranoïa du fils était déjà celle du père qui avait tout prévu. C’est une écriture cinématographique, violente et brutale qui fonctionne. Un auteur à suivre !

  2. Ca fonctionne, c’est haletant et j’ai beaucoup aimé l’écriture sur la montagne avec des images qui me restent en tete. Une lecture type thriller plutôt réussie.

  3. Cecile Gaubert
    dit :

    Un roman haletant, sur fond de course-poursuite, rythmé par une écriture parfois hachée mais juste. Le compte à rebours du passage à l’acte, bien qu’il nous en donne le dénouement, permet d’offrir des respirations dans la cavale toujours plus effrénée de Valère. Quelle tristesse de voir le destin tragique de ce personnage, déconnecté du réel et vivant dans son monde parallèle. L’auteur décrit parfaitement la fragilité de l’humain face à une montagne qu’on ne peut apprivoiser. Un premier roman très prometteur.

  4. Edith Séné
    dit :

    « Aller jusqu’au bout de sa colère » p 82
    Roman haletant qui ne nous laisse aucun repos. Les descriptions sont riches et réalistes : montagne sauvage, travail éprouvant des plus exploités en usine à chiens …
    Trois types de chapitres donnent de l’originalité à la forme.
    Et c’est un jeune de 24 ans qui a écrit cela, félicitations !

  5. Marie-Séverine Dubreuil
    dit :

    Roman noir vs roman social : ce livre oscille de l’un à l’autre.
    Ce récit d’une course poursuite, que l’on sait perdue d’avance, interroge notre rapport à la violence, à la frustration sociale, à la solitude. Le lecteur est enfermé dans la tête de Valère et petit à petit comprend le mécanisme qui a conduit cet homme à commettre l’irréparable.
    Très bon roman haletant !

  6. guillemette galland
    dit :

    Quelle écriture ! Ce récit est violent, glauque et dérangeant mais tellement bien écrit ! Les passages dans la montagne : chaque mot est choisi avec soin, aucune répétition, une nouvelle description à chaque fois. Et la folie de Valère, : on est dans sa tête bien malgré soi, on sait d’avance comment cela va se finir, mais on espère un réveil, un sursaut… C’est captivant

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