Ceux que je suis, Olivier Dorchamps

Ceux que je suis, Olivier Dorchamps

« Le Maroc, c’est un pays dont j’ai hérité un prénom que je passe ma vie à épeler et un bronzage permanent qui supporte mal l’hiver à Paris, surtout quand il s’agissait de trouver un petit boulot pour payer mes études. »
Marwan est français, un point c’est tout. Alors, comme ses deux frères, il ne comprend pas pourquoi leur père, garagiste à Clichy, a souhaité être enterré à Casablanca. Comme si le chagrin ne suffisait pas. Pourquoi leur imposer ça ?
C’est Marwan qui ira. C’est lui qui accompagnera le cercueil dans l’avion, tandis que le reste de la famille ­arrivera par la route. Et c’est à lui que sa grand-mère, dernier lien avec ce pays qu’il connaît mal, racontera toute l’histoire. L’incroyable histoire.

Ceux que je suis est publié aux éditions Finitude

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  1. Marie-Séverine DUBREUIL
    a posté

    Très joli roman sur l’importance de savoir d’où on vient. Il m’a particulièrement interpellé sur la façon dont ces « français » sont regardés ici à Paris. Je le recommande vivement !

  2. Un très beau roman qui parle notamment du sentiment d’exil. Un récit qui rend hommage à la famille. Je le recommande moi aussi !

  3. Martine
    a posté

    Subitement, le père de Marwan meurt dans la nuit. Arrivé jeune du Maroc avec sa femme, il a fondé un garage à Clichy et élevé ses trois enfants pour leur offrir le meilleur avenir en France : les aînés, les jumeaux Marwan et Foued sont devenus professeur agrégé et avocat, Ali poursuit encore des études. Tous sont parfaitement intégrés, et n’ont reçu que peu de culture du pays d’origine, où ils passent parfois des vacances heureuses auprès de leur grand-mère. Ils sont et se sentent français. Mais, sans que rien ne l’ait laissé présager, leur père, homme résolument tourné vers l’avenir en France, sans pratique religieuse, a souhaité se faire enterrer à Casablanca. Selon son désir, c’est à Marwan que revient d’accompagner le cercueil en avion ; ce qu’il fera avec le vieil ami Kabic, presque un oncle, lui aussi émigré à Clichy. En attendant l’arrivée des autres qui sont partis en voiture, sa grand-mère et Kabic lui racontent l’histoire de la famille et les grands secrets fondateurs. Un livre formidable, sensible et subtil, très attachant, qui décrit admirablement les relations familiales, entre France et Maroc. D’une écriture agréable, fluide et imagée, il dégage à la fois beaucoup de charme — les scènes de la vie à Casablanca, on s’y croirait — et dépeint la grande force de caractère d’individus en quête d’un meilleur avenir, unis par des liens indéfectibles que l’on découvre à la toute fin. J’attendrai impatiemment le second roman d’Olivier Dorchamps.

  4. Guillemette Galland
    a posté

    Olivier Dorchamps réussit une belle gageure : me faire croire qu’il écrit un roman autobiographique de fils de marocain, déraciné et en exil. Sans doute, a-t-il lui même, à la fois une expérience de l’exil et de la difficulté d’appartenance à deux pays, et la connaissance du Maroc, pour pouvoir en parler si bien.
    Du coup, j’y ai retrouvé toute la fraicheur et la sincérité d’une histoire à la première personne, sans les écueils du manque de distance liée souvent à ce genre d’exercice.
    J’ai été emportée par cette histoire, très bien écrite, et j’ai entr’ouvert un peu la porte sur un monde que je ne connais que peu : celui des enfants d’immigrés. J’ai beaucoup aimé.

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