Du verre entre les doigts, Alix Lerasle

Du verre entre les doigts, Alix Lerasle

La mère est malade, le père a disparu, l’aîné s’est enfui dans la nuit. Et Nati, ce curieux petit frère, n’est pas un enfant comme les autres. Isolée dans une maison emplie d’ombres, la narratrice interroge le passé. Que cachent tous ces silences autour de leur histoire ? À mesure que le mystère s’épaissit, la maison semble se transformer. Et si c’était elle qui détenait la vérité ?
Porté par une écriture électrique, où l’urgence fait la part belle à la poésie, ce huis clos haletant explore les secrets d’une famille troublante.
« Ce que je raconte c’est l’histoire de la maison
et de nous dedans
je ne dis que ce que je vois et pense et entends
tout est réel et rien n’est vrai
car vous ne voyez que ma tête. »

Du verre entre les doigts est publié aux éditions Le Castor Astral

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  1. Cecile gaubert
    dit :

    C’est un roman qu’on lit à un rythme effréné, sans pause. Je suis sortie de ce livre épuisée, mais heureuse d’avoir eu l’occasion de découvrir ce style étonnant. L’absence de ponctuation rend parfois la comprehension difficile et il m’a fallu un peu de temps pour comprendre qu’il y avait deux narrateurs.
    Une fois passées la surprise et les quelques difficultés de lecture, on se laisse emporter par le flot de mots.

  2. Marie-Séverine
    dit :

    Roman écrit en vers libres. La forme (parfois le texte est sur deux pages) a autant d’importance que le fond. Elle donne de la force aux émotions.
    Huis clos familial avec une tension palpable. Famille dysfonctionnelle.
    Trois enfants : l’ainé a fui, la seconde raconte, le troisième est différent, probablement autiste. Le lecteur plonge dans les non-dits jusqu’au dénouement final.
    Je le recommande vivement !

  3. Ce roman allie une forme originale à une histoire dramatique de bout en bout. La misère, la maladie, la violence, la détresse, on pourrait saturer à force de contempler tout ce désespoir mais il y a quand même des raisons de tenir. Cette façon d’utiliser la ponctuation et la mise en page apporte beaucoup au texte.

  4. Récit poétique en prose. Organisation de l’écriture originale et intéressante.
    La jeune narratrice est mal aimée et injustement critiquée par sa mère qui préfère son petit garçon, Nati, un enfant pas comme les autres. Deux autres personnages sont évoqués : « l’enfant rêvé », double de la narratrice et le « grand frère », parti loin, pour une raison que la fin nous révèle.
    Triste et attachant.

  5. Isabelle Galland
    dit :

    L’écriture fait à elle seule le roman. Des phrases courtes, des mots seulement parfois, à la ligne, pour la fille. Une autre écriture pour le grand frère sur toute la page. Des ponctuations aléatoires… Ce style particulier est proche du poème. Une manière pudique de dire une histoire difficile de maladie et de viol. Un bijou !

  6. une écriture poétique intrigante et envoutante. Une mise en page originale et parfois graphique qui captive également. L’histoire se construit peu à peu , au travers des mots de la jeune narratrice puis de son grand frère et se précise . Un peu à la manière d’un tableau, d’abord flou, qui se dessinerait peu à peu. Mais je dois avouer que j’ai fini la lecture de ce roman le cœur serré et avec un réel sentiment d’oppression. L’histoire est bien noire …

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