La bonne mère, Mathilda di Matteo

Huit cents kilomètres séparent Clara de sa mère, Véro, depuis qu’elle a quitté Marseille. Ce week-end, elle lui présente Raphaël. Un girafon, pense Véro en le voyant. Il l’agace avec son pedigree bourgeois, ses mots compliqués et sa bouche fermée comme une huître. Elle n’aurait jamais dû laisser Clara monter à Paris.
Mère et fille se cherchent, se fuient, se heurtent sans jamais oublier de s’aimer. Comment être une bonne mère quand notre enfant nous échappe? Comment être une bonne fille quand on a honte de celle qui nous a tout donné? Comment s’affranchir sans trahir?
La Bonne Mère est l’histoire d’un amour féroce. Un roman ultra-contemporain sur la violence dont on hérite et sur ce qu’on reproduit malgré soi. Avec une ironie mordante, Mathilda di Matteo nous entraîne dans un tourbillon d’émotions, entre Marseille et Paris.

La bonne mère est publié aux éditions de l’iconoclaste

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  1. Un premier roman qui m’a transportée et émue. L’autrice réussit à faire vivre les voix de la mère et la fille de manière réussie. Avec un rythme bien mené, je suis rentrée dans l’histoire aux côtés de Clara et sa mère. Différences générationnelles, être transfuge de classe, violences faites aux femmes, émancipation féminine : le roman aborde ces sujets à travers ses personnages. On peut regretter une dernière partie du roman un peu plus bâclée à mon sens. Mais cela reste une belle surprise et un roman que je recommande !

  2. Cecile Gaubert
    dit :

    J’ai aimé l’humour de l’autrice qui m’a fait sourire au fil des pages et des reparties des héroines. La description du fossé entre la vie parisienne et ses stereotypes (sciences po, bourgeoisie…) et la vie marseillaise et ses stereotypes (les cagoles…) est amenée sans tomber dans les poncifs et avec beaucoup d’humour.
    Mais, caché derrière cette écriture légère, le drame de la violence envers les femmes se dévoile petit à petit et le livre prend une tournure dramatique.
    Un premier roman que je trouve réussi dans sa simplicité et aussi dans l’exercice difficile de faire sourire une lectrice.

  3. Marie-Séverine Dubreuil
    dit :

    Le titre nous plonge de suite dans l’ambiance du sud de la France et tout particulièrement Marseille.
    Ce roman dépeint une relation mère-fille tendre et féroce à la fois. Le regard des parents sur leur sa fille transfuge de classe oppose violemment Paris et la Province.
    Je recommande vivement ce roman social décapant, non dénué d’humour !

  4. Chloé Cohen
    dit :

    J’ai passé un très bon moment à lire ce livre, j’ai ri et été touchée. Des thèmes profonds abordés avec une grande légèreté d’écriture. Comment ne pas s’attacher à cette famille et à cette mère au grand cœur imparfaite drôle et touchante. Un bon vent de fraicheur et une vraie originalité sur un thème pourtant vu et revu.

  5. Au début de ce roman, je me suis demandée où il allait m’emmener. Assez rapidement, il est devenu un peu moins drôle et plus tragique. C’est plus un roman sur des Marseillais et des parisiens un peu particuliers que sur Marseille et Paris. Finalement, il m’a bien plu et constitue une découverte que je recommande.

  6. Isabelle Galland
    dit :

    L’écriture évolue au fil du livre pour illustrer peut-être la transformation de la relation mère fille… Les débuts sont presque ennuyeux, la fin est néanmoins plus intéressante avec la découverte de la violence qui se répète de la mère à la fille avec ses conséquences traumatiques. Il est bien dommage qu’il faille 200 pages pour en arriver là.
    Il y a néanmoins une belle réussite dans l’écriture du personnage de la mère avec son parler « gouailleur » et de celui de la fille qui passe de l’adolescence à la jeune femme blessée, ce qui n’est pas facile.
    On sent une auteure qui cherche son style. A suivre…

  7. Edith Séné
    dit :

    « J’ai beau lui dire, tu sais qu’à Paris y a les Parisiens ? « Justement » elle m’a fait, la minotte. Faites des gosses … » (p 14)
    Véro-Clara, Marseille-Paris, une bonne mère ? – La Bonne Mère : tout est en opposition.
    C’est un roman qui dévoile la VIOLENCE des personnages, celle du père qui gifle sa femme, celle de l’amoureux qui de rage fait des trous dans le mur, celle de la mère qui emmène ses copines à Paris pour saccager l’appartement, et même celle de la fille, qui se fait des bleus depuis des années. Et pourtant il y a de l’amour…
    Ce texte, parfois comique, impressionne. Mathilda Di Matteo a reçu beaucoup d’aides pour écrire son livre mais son écriture n’est pas toujours aisée. Finalement j’aime ce roman.

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