L’enfant du vent des Féroé, Aurélien Gautherie

Îles Féroé, 1902. Dès sa naissance, Anna semble chétive, donnant ainsi raison à sa mère, qui s’est inquiétée durant toute sa grossesse.
Îles Féroé, 1953. Un vieux pêcheur sent que sa fin est proche mais il veut tenir quelques heures encore afin de s’éteindre à la même date qu’Anna, sa fille adorée. La rejoindre enfin est un soulagement.
Pour raconter ce drame familial à un voyageur de passage, bien des années plus tard, les objets du quotidien ainsi que la petite ville de Gjógv prennent la parole. Et quand les hommes et les choses se taisent, ce sont les vents qui s’expriment, dans un puissant ressac de vers libres évoquant un chœur de tragédie.

L’enfant du vent des Féroé est publié aux éditions Noir sur Blanc

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  1. Marie-Séverine Dubreuil
    dit :

    Récit original à plusieurs voix pour raconter le destin tragique d’une petite fille née au tout début du XXème siècle sur les îles Féroé. Il donne la parole à des êtres humains mais aussi à un village, un bonnet, un seuil de porte …
    En revanche, j’ai été moins sensible aux passages poétiques qui entrecoupent régulièrement le récit.
    L’écriture est fluide et je garde de ce roman un moment de lecture très agréable qui apporte un bon bol d’air frais !

  2. Cecile Gaubert
    dit :

    Un drame universel raconté avec tant de douceur, c’est une prouesse.
    Ce roman vous prend aux tripes dès les premières lignes. La sensibilité de l’écriture, la beauté des poèmes résonnent avec ce récit boulversant de l’auto-destruction d’une mère faisant une victime collatérale, son enfant, et de l’amour inconditionnel du père envers sa fille.
    Les descriptions de l’île sont tellement précises que l’on est transporté dans des paysages qui font rêver.
    J’ai été cependant moins sensible aux chapitres donnant la parole aux objets.
    Ce livre est une belle réussite.

  3. Edih Séné
    dit :

    Jonas « se sentait en vie, livré aux éléments mais les filtrant pour s’en imprégner et grandir. L’enfant du vent des Féroé » (p 16)
    Des lieux, des objets, des éléments climatiques, des êtres vivants ou mourants, in utero ou mutiques, toutes ces entités s’expriment. C’est éminemment poétique et c’est beau.
    En filigrane, c’est un roman sur l’alcoolisme et ses dégâts sur la maternité.
    Un bonbon acidulé, dont je n’abuserai pas.

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