Les Gréveuses, Romuald Gadegbeku

Rita est femme de chambre à l’Inside, hôtel parisien de six cents chambres. Une employée happée par un système : sous-payée, sans protection sociale ni contrat à plein temps, elle est soumise à une entreprise de sous-traitance. A la cité, ses fils l’attendent et trompent l’ennui. Comme elle, Aminata, Diva, Mariama sont payées à la tâche. Une violence de trop sera l’étincelle qui fera débuter la lutte, et embrasera leur été.
Sur le piquet de grève, elles sont dix-sept travailleuses à réclamer leurs droits. Elles ne parlent pas les mêmes langues, ne croient pas aux mêmes dieux, mais ensemble surpassent les douleurs et les humiliations. Leurs corps et leurs rêves abîmés. La grève devient alors une épopée où les femmes de chambre affrontent les grands patrons, invisibles, qui souhaitent que leur mouvement s’essouffle. À la fin, elles seront plus de cent-cinquante.

Les Gréveuses est publié aux éditions Grasset

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  1. Marie-Séverine Dubreuil
    dit :

    L’auteur suit le combat de femmes de ménage d’hôtel qui se mettent en grève et luttent pour obtenir de meilleures conditions de travail. L’entreprise est louable mais aurait bénéficié d’un traitement moins journalistique avec une écriture plus subtile.
    Néanmoins, le sujet est suffisamment grave pour recommander la lecture très facile de ce livre.
    L’auteur a le mérite de donner la parole à ces femmes que leur entreprise s’efforce de rendre invisible.

  2. Chloé Cohen
    dit :

    Ce livre raconte la lutte des femmes de chambre d’un hotel d’un grand groupe pour des conditions de travail dignes et le récit de leur grès et de leur quotidien difficile. Le thème est vraiment d’actualité et intéressant. Pourtant l’auteur reste dans le réel et n’a pas vraiment de style original romanesque. C’est plutot de l’ordre de la peinture sociale très détaillée, du reportage social.. j’aurais aimé un peu plus d’originalité. Personnellement j’apprécie être transportée par un style littéraire ou par un récit et j’ai trouvé que ce récit aurait mérité un peu plus de rythme.

  3. Avec un style simple, très descriptif et assez journalistique, l’auteur décrit, au-delà de la grève des femmes de ménage d’un grand hôtel, la vie de ces femmes issues de l’immigration, sur lesquelles les projecteurs ne se braquent jamais. Des vies dures, solidaires et courageuses, où l’espoir se brise contre un système injuste, dans une sorte de destin écrit d’avance contre lequel on peut peu de choses.
    J’ai été terriblement touchée par le récit minutieux de ces vies (notamment celle de Rita) auxquelles il m’a semblé facile de m’identifier, sans doute grâce au style très quotidien qui donne de l’authenticité et de la proximité au récit. Un ouvrage utile.

  4. Isabelle Galland
    dit :

    Les femmes de chambres d’un grand hôtel se mettent en grève. On a une impression de déjà lu/déjà vu avec le film « Petites mains » ou la série « Frotter frotter » qui abordent le même thème de la même façon.
    Pourtant l’écriture est belle mais pas suffisamment pour nous emporter au-delà de cette redite.
    Dommage mais un auteur à suivre.

  5. Ce roman a le mérite de parler de femmes qui ne font pas souvent la une des journaux ni le sujet de beaucoup de romans. Il donne la parole à des personnages dont la vie ressemble à celle de beaucoup de gens dans la vraie vie, avec leurs conditions de travail qui sont tellement scandaleuses, et de vie qui sont également si difficiles. C’est leur rendre justice d’une certaine manière, même si à mon goût, le livre aurait gagné à être moins long..

  6. Cecile Gaubert
    dit :

    C’est un roman boulversant, qui traite avec poésie de la précarité et de l’exploitation de femmes de ménage d’un hôtel parisien.
    J’ai eu du mal, au début, à apprécier ce roman, de par son écriture troublante que je ne comprennais pas toujours. Mais, passé la première moitié, j’ai été happée par l’histoire de Rita et ses compagnes de lutte.
    Le drame de la mort du fils de Rita est décrit avec une grande sensibilité, sans être larmoyant.
    C’est un premier roman en demi-teinte, mais prometteur pour les suivants.

  7. Edith Séné
    dit :

    « Elles partagent le même corps pour diluer la douleur » (p 284)
    Le sujet est poignant : travailleuses exploitées, mères exténuées, femmes solidaires, elles se rebellent. L’horreur de la fin est causée par un motif futile, dérisoire. C’est injuste et triste.
    Malheureusement, a lecture est difficile, les dialogues peu compréhensibles. La forme a desservi le fond. Quel dommage !

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