La colère et l’envie, Alice Renard

La colère et l’envie, Alice Renard

Isor n’est pas comme les autres. Une existence en huis clos s’est construite autour de cette petite fille mutique rejetant les normes. Puis un jour, elle rencontre Lucien, un voisin septuagénaire. Entre ces âmes farouches, l’alchimie opère immédiatement. Quelques années plus tard, lorsqu’un accident vient bouleverser la vie qu’ils s’étaient inventée, Isor s’enfuit. En chemin, elle va enfin rencontrer un monde assez vaste pour elle.

La colère et l’envie est publié aux éditions Héloïse d’Ormesson

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  1. Malgré les critiques dithyrambiques (ou à cause d’elles), je ne m’attendais pas à être aussi séduite par le roman d’Alice Renard. L’histoire tendre et originale de Lucien et Isor, le vieil homme retiré de la société et la jeune fille différente à qui l’on n’a jamais donné la possibilité d’y prendre place, soutenue par une langue pure, belle, subtile et précise est une belle surprise. La jeune autrice fait preuve d’une grande maturité dans l’analyse psychologique des personnages et des situations, auxquels elle confère beaucoup d’intensité. La troisième partie, où Isor en fugue « prend la parole » dans une relation épistolaire avec ses parents — elle qui ne s’exprime jamais, elle sait donc écrire ! — apporte une émotion magique, presque magnétique au roman. On ne peut être qu’hypnotisé par le langage aussi poétique que bancal de cette jeune femme, qui progressivement devient plus précis, plus imagé. Et c’est finalement Isor, avec qui les parents n’ont pas su communiquer, et qui, grâce à Lucien a tout appris, tout compris, qui est dans le juste. Puissant.

  2. guillemette galland
    dit :

    Une très belle histoire aux personnages énigmatiques et attachants. Une justesse et une finesse de propos exceptionnelles pour un premier roman. En plus la construction du livre et l’écriture sont belles et originales.
    Ce livre est un vrai coup de cœur.

  3. Véritable coup de cœur pour ce récit entre une petite fille différente et un papy blessé par la vie.

    L’écriture est mâture et précise, nuancée et forte. On se laisse totalement haper par ce roman au fond tout en douceur.

    La dernière partie est inattendue et fascinante. Un très beau premier roman.

  4. Marie-Séverine
    dit :

    Ce livre est formidable. J’ai aimé la construction, récit à plusieurs voix, le sujet, élever un enfant « différent, et l’écriture, très juste. La fin que je ne dévoile pas, peu paraître invraisemblable et pourtant, l’exemple d’un petit garçon autiste non-verbal que je côtoie quotidiennement dans ma classe m’a convaincue qu’elle est plausible.

  5. Un livre envoûtant, que l’on ne peut poser qu’après l’avoir lu entièrement, regrettant toutefois qu’il ne fut plus long. L’autrice nous ouvre les portes d’un monde étrange et froid où de prime abord la compréhension et l’écoute de l’autre sont absentes. Mais, deux êtres bien différents l’un de l’autre, emmurés en eux-mêmes vont pourtant apprendre à écouter, s’attacher, aimer. Ce premier roman est un véritable coup de cœur.

  6. Isabelle Galland
    dit :

    L’histoire d’une petite fille « différente » qui ne s’adapte pas aux règles. Avoir le point de vue de chaque parents, leurs doutes, leurs colères et leur impuissance. Avoir le point de vue d’un vieil homme qui tombe amoureux de cette gamine et enfin avoir son point de vue à elle, Isor, qui s’exprime finalement à sa manière. Ce livre est une mine de pépites de mots. Un premier roman lumineux et une auteur qui promet.

  7. Après avoir écrit des lettres fictives, une pièce de théâtre, puis un recueil de nouvelles, Alice Renard – 21 ans, diagnostiquée précoce à 6 ans – raconte dans ce roman l’émancipation d’Isor, une enfant mutique, atypique et bouillonnante. Ses parents s’expriment, puis le vieux voisin, puis Isor elle-même dans ses lettres de Sicile où elle a fugué.
    Beau roman, bien construit, autour d’une jeune fille qui a envie de vivre.

  8. Emmanuelle
    dit :

    Un premier roman très original, tant dans le style que dans l’histoire qui nous est contée.
    La succession des points de vue construit par touches successives un récit où se dessine peu à peu la personnalité très atypique d’une héroïne hors norme qui, finalement, en s’émancipant, trouve sa place dans le monde en y apportant quelque chose d’unique. Petit bémol me concernant, j’ai eu du mal à adhérer à cette histoire qui m’a paru relever d’un conte de fée. Avec un peu d’agacement vis à vis de cette jeune fille qui ne fait aucun effort pour s’adapter, notamment à des parents très sacrificiels à qui elle ne fait pas l’aumône de sa parole avant son départ de chez eux. Mais cela reste un point de vue très personnel, j’en conviens.

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