Maresia, François-Loïs Gautier

Maresia, François-Loïs Gautier

« Je n’ai pas toujours été un enculé : j’ai d’abord été un lâche ». Saul Pessoa, avocat médiocre et complexé, a sombré dans l’amertume et la colère après une rupture amoureuse. Son ami d’enfance, le magnétique Martim Von Manstein, issu d’une riche famille allemande émigrée au Brésil, réapparaît dans sa vie, et l’invite à Libânia. Saul découvre alors les ruelles colorées et les plages, les caïpirinhas et le surf, mais aussi le fourmillement bruyant de la favela, les trafics et la corruption, la tension sourde qui monte.
Saul parviendra-t-il à sortir de son inertie, ou se laissera-t-il mystifier par la maresia ? Ce nuage trouble flottant au-dessus des vagues de l’Atlantique Sud… cette brume onirique qui, en réalité, ronge tout ce qui l’approche, jusqu’à l’âme humaine… D’une plume nerveuse et poétique à la fois, l’auteur nous plonge dans le Nordeste poisseux des favelas. Le malaise y est palpable, et le récit se clôt évidemment à toute berzingue, au rythme des percussions.

Maresia est publié aux Éditions du Rocher

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  1. Si le décor des plages du Nordest du Brésil faisait rêver, le récit est bien plus sombre.
    Les personnages sont assez énigmatiques et les enjeux secrets.

    Malgré les descriptions romanesques des personnages et des paysages, je n’ai pas réussi à totalement me laisser emporter par ce récit.
    Pourtant l’écriture est juste, nuancée et déterminée. Mais une structure trop complexe à mon goût.

  2. Marie-Séverine
    dit :

    Ce roman est un joyeux mélange de clichés sur le Brésil, plage, soleil, surf, cocotiers et de dangers liés à la corruption et à l’argent. L’atmosphère et le sujet sont plaisants, c’est pourquoi je regrette que les personnages n’aient pas eu un peu plus d’épaisseur !

  3. Isabelle Galland
    dit :

    Maresia, c’est une brume au loin sur la mer qui rend les paysages brésiliens si beaux et si mystérieux mais, en même temps, rouille tout ce qui traine sur la plage et aussi le coeur des hommes. A Fortaleza, comme dans la la chanson de Bernard Lavilliers, on se balade des villas luxueuses vers les favelas colorées mais sordides. On peut imaginer qu’ici on peut se reconstruire mais la marésia ronge. C’est un livre dont les mots, français mêlés de portugais, dansent au son des sambas et de la mafia présente toujours lorsqu’il y a de la misère. On est là bas avec eux alors l’écriture est réussie.

  4. Rien que le titre fait rêver : un nuage trouble et salé flottant au-dessus des vagues du Pacifique-Sud. Une amitié entre 2 hommes intéressante.
    Un thriller qui se déroule en une nuit au Brésil.
    Le plan est élaboré. Original. Assez bien

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